Décolonisation : une question toujours d’actualité
Par María Josefina Arce.
16 noms figurent encore sur la liste de l’ONU recensant les territoires non autonomes, une liste de laquelle Porto Rico a été retiré, malgré une situation coloniale qui perdure.
Ce sont donc 2 millions de personnes dans le monde qui vivent, en plein 21è siècle, sous la domination d’un pays colonial. Il faut dire que les colonisateurs ont tout intérêt à garder ces territoires sous leur joug. Certains d’entre eux sont devenus des paradis fiscaux et attirent des fonds du monde entier.
Conformément au droit international, le processus de décolonisation de ces territoires reste ouvert, c’est pourquoi les membres du Comité de l’ONU pour la Décolonisation sont réunis à Quito, la capitale de l’Equateur, le pays qui préside actuellement ce Comité.
Les participants évaluent la situation et les perspectives de ces régions, les conclusions des débats seront présentées lors d’une réunion ordinaire du Comité prévue en juin prochain au siège central de l’ONU, à New York.
La présidente argentine, Cristina Fernandez prendra part à cette réunion, et pour cause : la question de la souveraineté des Îles Malouines a été mise à l’ordre du jour. Cet archipel, revendiqué par l’Argentine, est occupé par le Royaume Uni depuis 1833. C’est l’un des 16 territoires suivis par le Comité de décolonisation de l’ONU.
Le gouvernement de Buenos Aires demande l’ouverture de négociations avec le Royaume Uni, mais Londres s’oppose à un quelconque dialogue et a renforcé se présence militaire sur l’archipel.
Avec le soutien des Etats-Unis, le Royaume Uni a constamment enfreint les résolutions de l’ONU qui demande l’ouverture de discussions. Il faut dire que les intérêts du pays européen aux Malouines ne sont pas négligeables.
En plus de leur importance stratégique pour une future expansion vers l’Antarctique, les Malouines possèdent des réserves de pétrole que les premières estimations chiffrent à 60 milliards de barils.
Les territoires encore colonisés sont occupés par des membres permanents du Conseil de Sécurité et opposent leur veto à toute résolution qui pourrait remettre en question leurs intérêts.
C’est pourquoi, notre pays, qui est vice président du Comité, lutte pour l’éradication de ces vestiges coloniaux et a demandé aux puissances coloniales de coopérer avec le Comité. La décolonisation reste une question à l’ordre du jour.










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