L’Amérique Latine dit non à l’OEA
L’OEA, obsolète et anachronique, n’a jamais reflété les véritables intérêts des peuples latino-américains et caribéens, bien au contraire, elle a été liée, de près ou de loin, à tous les grands crimes qui ont été perpétrés dans la région : invasions, massacres, violations des droits de l’homme, instaurations de dictatures soutenues par les Etats-Unis.
Cette organisation n’a jamais condamné les interventions nord-américaines, directes ou indirectes, qui ont eu lieu depuis sa création en 1948 : on peut citer par exemple les interventions en République Dominicaine, au Guatemala, à Cuba, en Grenade ou au Panama.
De plus, l’OEA a honteusement expulsé Cuba des pays membres, en 1962. Cette organisation s’est pliée aux exigences des Etats-Unis, qui essayaient d’isoler Cuba suite au triomphe de la révolution en 1959.
Plus récemment, les gouvernements progressistes du Venezuela, de la Bolivie, de l’Equateur et du Nicaragua ont été victimes des positions de cette organisation, qui, en réalité, a été créée pour écraser le moindre indice de changement révolutionnaire dans la région.
C’est donc en toute logique que les vents nouveaux qui soufflent sur la région poussent les peuples à remettre en question l’OEA, dont la 42è Assemblée Générale vient de s’achever en Bolivie.
Lors de ce sommet, les présidents de la Bolivie, Evo Morales et de l’Equateur, Rafael Correa, ont clairement montré comment se pose l’alternative actuelle : soit l’OEA est réformée radicalement et accompagne les peuples et les processus de changement en cours dans la région, soit elle disparaît.
A Caracas, le chef d’Etat vénézuélien, Hugo Chavez, a déclaré qu’il faut « en finir avec l’OEA », et a apporté son soutien à la création de nouveaux mécanismes au sein des « espaces géopolitiques d’unité » qui sont en train de naître en Amérique Latine.
Nous vivons des temps nouveaux et les changements sont désormais inévitables : si l’Organisation des Etats Américains veut survivre elle doit se transformer et faire de la défense des intérêts des peuples de la région une question prioritaire.
Comme l’avait expliqué le leader historique de la révolution cubaine, Fidel Castro, « l’OEA n’a jamais prêté un service à nos peuples, c’est l’incarnation de la traîtrise ». En effet, si l’on prend en compte toutes les actions agressives dont cette organisation a été complice, c’est en centaines de milliers que se chiffrent les victimes de l’OEA.










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